Les pratiques et les outils sont, sous l’influence du développement du numérique et du partage de données, en plein bouleversement. Les organismes techniques vétérinaires sont logiquement amenés à se pencher sur l’évolution inéluctable de nos métiers. C’est pourquoi l’AFVAC, l’AVEF et la SNGTV s’associent pour organiser les rencontres e-Vet, au coeur de la médecine vétérinaire connectée le 24 janvier 2019, à Paris.

Les enjeux sont importants. Il s’agit de positionner d’emblée le vétérinaire comme acteur de cette évolution, en l’aidant à intégrer les outils connectés et la télémédecine à son exercice. Les organismes techniques, au cœur de la pratique quotidienne et spécialisée, sont naturellement à même d’évaluer ces nouveaux outils et d’établir des recommandations d’usage.

Les conférences

Chaque participant pourra choisir ses conférences et assister aux démonstrations de son choix pour se faire une idée plus précise de l’impact des nouvelles technologies digitales sur son exercice comme pour la profession vétérinaire dans son ensemble.

9h00 – 9h30 : Accueil des participants – Espace Rencontres

9h30 – 9h40 : Introduction de la journée par les Présidents de l’AFVAC, l’AVEF et la SNGTV

9h40 – 10h00 : Vétérinaire remplacé ou vétérinaire augmenté ?J. Mehl

Il est indispensable de s’interroger sur l’articulation entre le rôle de l’homme et celui de la machine dans les années à venir, afin d’anticiper au mieux l’évolution des métiers et les régulations nécessaires pour garantir un cadre éthique responsable.Biochimiste de formation, Judith Mehl apporte depuis plus de 15 ans son expertise au profit de conseil en santé. Elle a contribué au débat public pour favoriser la régulation positive du déploiement de l’intelligence artificielle et de la robotique en santé.

10h05 – 10h20 : Le pari fou de LUCINEM. Cotty Eslous

Mesurer, analyser la douleur des animaux domestique par l’intelligence artificielle : science fiction ou réalité scientifique ?Depuis son plus jeune âge, la douleur est le quotidien de Marine Cotty-Eslous. Polypathologique, sa seule échappatoire a été de l’étudier pour la comprendre. Le projet Lucine, qu’elle a lancé en 2016, a comme objectifs de soulager des millions de patients souffrant de douleurs chroniques et d’améliorer les conditions de travail des professionnels de santé.

10h25 – 10h40 : Quelle attitude adopter ? – T. Audouin

Faut-il agir ou attendre ? Quelle stratégie adopter ? Avec qui nouer des partenariats ? Quels sont les facteurs clés de succès ? Face à l’avalanche de besoins et de solutions numériques, quelques pistes pour répondre.Vétérinaire, titulaire du master de l’ESSCA, Timothée Audouin est consultant en e-santé, et accompagne les entreprises dans leur stratégie face à la nouvelle donne du numérique. Il tient le site d’information esanteanimale.fr, et met en relation les start-ups avec les investisseurs.

10h40 – 11h00 : Pause – Espace Rencontres

Les ateliers

11h00 – 11h15 : Le parcours client 3.0 – L. Hazotte

En intégrant l’utilisation du digital, du télédiagnostic, des IOT, de l’intelligence artificielle et des outils CRM, le parcours-client de demain va se métamorphoser. Présentation de la vision du GERM à moyen terme de la consultation pour animaux de compagnie.Luc Hazotte, Master en sciences de Gestion, est praticien en activité canine proche d’Angers. Il est président du Groupe d’Etude et de Recherche en Management de l’AFVAC et formateur pour le diplôme d’étude en management vétérinaire de l’ENVT.

11h15 – 11h30 : L’école de chirurgie virtuelle : une nécessité pour la formation chirurgicale vétérinaire – P. Bergeaud

Dans une société de plus en plus sensible au bien-être animal, la formation chirurgicale sur des modèles animaux n’a plus lieu d’être. Les modèles virtuels permettent d’acquérir les gestes dans des conditions optimales et de valider les compétences des apprenants.Dès sa sortie d’Alfort, Patrick Bergeaud s’engage dans la formation continue au sein de l’AFVAC. Actuellement Vice-Président de l’AFVAC, chargé des Sections Régionales, il est formateur au sein de l’Ecole de Chirurgie de Nancy.

11h30 – 11h45 : Choisir ses partenaires numériques : les questions à se poser – J.L. Chambrin

Vous souhaitez développer l’usage du numérique en pratique vétérinaire ? Vous allez devoir travailler avec des partenaires de confiance qui maîtrisent la partie technologique de votre projet. Quelles sont les questions à se poser et les pièges à éviter ?Passionné par l’innovation, Jean-Luc Chambrin accompagne les entreprises de l’agroalimentaire, de l’élevage et de la santé animale dans leur transformation numérique. Il est cofondateur du Think tank Vet IN Tech, fondateur de la société Skwazel et directeur commercial de la société Synthèse Elevage.

11h45 – 12h00 : La réalité augmentée et le télé-mentoring – L. Dorso

Comment fonctionnent les lunettes connectées ? Comment peut-on les utiliser au quotidien pour la télé-expertise, la télé-assistance et le télé-mentoring ? Des exemples concrets et pratiques en pratique vétérinaire.Laëtitia Dorso, Docteur-Vétérinaire, DESV en anatomie pathologique, diplômée ECVP, est praticienne hospitalière en autopsie à Oniris (Nantes).

12h00 – 12h15 : L’usage détourné des objets connectés pour évaluer le bien-être en élevage – D. Ledoux

Les données des capteurs fournissent des informations pour améliorer le bien-être des animaux d’élevage. La détection précoce ne doit pas s’arrêter aux troubles physiques mais s’intéresser également à l’état mental de l’animal, c’est-à-dire ce qu’il ressent.Dorothée Ledoux est enseignant-chercheur à VetAgro Sup, en gestion de la santé de l’élevage des ruminants. Ses recherches portent sur les indicateurs comportementaux précoces, identifiés grâce aux outils de l’élevage de précision, en lien avec les maladies en élevage bovin.

12h15 – 12h30 : Autoévaluer ses pratiques en matière de bien-être équin – A. Renard

La FNC coordonne et anime la Charte nationale pour le bien-être équin. L’appli « autoévaluer ses pratiques en matière de BEE » facilite l’appropriation de cette charte par les professionnels, en leur permettant de faire un point sur leurs pratiques.Armelle Renard est directrice de la Fédération Nationale du Cheval, syndicat agricole qui accompagne les éleveurs et agriculteurs diversifiés dans la filière équine et œuvre pour une politique nationale du cheval ambitieuse, fédératrice, génératrice d’emplois, d’économie et de biodiversité.

12h30 – 12h45 : L’entraîneur 2.0, l’impact de la technologie – G. Dubois

Les nouvelles technologies et la collecte des données font leurs entrées dans l’entraînement des chevaux de course. Comment assister l’entraîneur et interpréter les données ? Comment favoriser la relation entre entraîneur et vétérinaire ?Guillaume Dubois, après un doctorat en biomécanique à l’ENS, a rejoint l’Institut de Myologie. Aujourd’hui Data Scientist au sein d’Arioneo, il travaille dans l’objectif de porter à la filière équine le meilleur de la recherche humaine.

12h45 – 13h00 : Chatbot, ou comment enrichir la relation client grâce à la technologie – Marion Chaussonnet

Le chatbot, ou « agent conversationnel », est un programme capable de converser avec un internaute, grâce à une discussion en langage naturel. Quels sont les opportunités et les risques de ce nouvel outil de relation client pour les vétérinaires praticiens ?Marion Chaussonnet, 26 ans, s’est lancée dans l’entrepreneuriat avec comme devise « Il ne tient qu’à toi de concrétiser tes projets. » Elle est cocréatrice d’un chatbot vétérinaire destiné aux propriétaires afin de répondre à leurs questions, gratuitement via Messenger.

11h00 – 11h15 : Itinéraire d’un objet connecté –C. Béata

Les conditions de réussite d’un objet connecté sont nombreuses et parfois contradictoires. Oscillant entre le statut de gadget et celui d’outil indispensable, être au cœur de leur développement est un enjeu majeur pour les vétérinaires.Claude Béata, DV, Dip. CEMC, est spécialiste en médecine du comportement. Il a participé au Présence Veterinary Innovation Summit – USA en 2017 et 2018, et à la création et au développement d’un objet connecté pendant 2 ans et demi.

11h15 – 11h30 : E-santé et Dermatologie Vétérinaire : état des lieux et perspectives – A. Muller

L’existence de paramètres mesurables en dermatologie (aspect des lésions, intensité du prurit, scores) permet d’envisager une utilité grandissante des outils numériques (colliers connectés, applications mobiles, télémédecine).Arnaud Muller, diplômé du CES de Dermatologie et du Collège Européen de Dermatologie, exerce sa spécialité au sein de la clinique Saint Bernard en région lilloise.

11h30 – 11h45 : Vers une propédeutique médicale 2.0 ou comment intégrer les outils de monitoring dans la propédeutique et l’examen clinique – R. Guatteo

Les outils de monitoring disponibles donnent accès à des mesures jusque là non disponibles en continu. Comment intégrer ces outils dans l’examen clinique ? Cela apporte-t-il des réponses ou de nouvelles questions ?Professeur en gestion de la santé des bovins à Oniris, Raphaël Guatteo s’intéresse à l’évaluation des performances des outils de diagnostic, dont les outils de monitoring, et l’évaluation de mesures de maîtrise des maladies de production des bovins. Il est membre du think tank VetinTech.

11h45 – 12h00 : La révolution numérique dans le suivi sportif des athlètes équins : exemple du Trotteur –C. Leleu

Révolution numérique et suivi sportif des athlètes équins : quels sont les prérequis à une transformation digitale réussie ? Que peut-on attendre actuellement des nouvelles technologies disponibles, à l’échelon individuel mais aussi collectif ?Claire Leleu (DV, Dr STAPS) dirige la société Equi-Test, structure de recherche appliquée en physiologie équine. Spécialisée dans l’évaluation physiologique à l’exercice du cheval de course, elle accompagne les entreprises de la filière équine dans leur transformation numérique.

12h00 – 12h15 : Monitoring de la température à l’aide d’une puce RFID –L. Wimel

Présentation des résultats d’analyse à partir des 150K de relevés automatiques de données de température, modèle de prédiction de variation et facteurs de variation, application au monitoring des animaux.Laurence Wimel est ingénieur responsable de la Station Expérimentale de l’IFCE de CHAMBERET (19 Corrèze) depuis 2006.

12h15 – 12h30 : Transformation digitale : quels impacts pour ma formation et celles de mes équipes ? G. Casseleux

Le e-learning a été reconnu comme un mode de formation éligible à la formation continue des vétérinaires. Mais quelle est la situation en 2019 ? Quels en sont les intérêts pour les vétérinaires et leurs équipes ?Grégory Casseleux, Lyon 2002, après un parcours à l’ENVA au sein de l’Unité de Médecine de l’Elevage et du Sport, puis dans le secteur privé chez Royal Canin, a fondé en 2015 Wolf Learning Consulting, une agence qui conçoit des parcours pédagogiques pour les acteurs de la santé animale.

12h30 – 12h45 : Comment trouver sa place dans la traçabilité alimentaire –K. Correia

Enjeux de la transparence alimentaire et méfiance désabusée des consommateurs : quel rôle pour les vétérinaires face à ce défi ? Quels opportunités et outils digitaux à exploiter pour la gestion de la santé et du bien-être animal ?Karine Correia, passée par AgroParistech, s’est spécialisée dans le digital au service de la transparence alimentaire et le rôle de la blockchain, son sujet de thèse MBA. Après 17 ans dans l’agro-alimentaire et la santé, elle accompagne les entreprises dans la valorisation de leurs données.

11h00 – 11h15 : De la mobilité en toute connectivité (avec le GEREP) –V. Pirson

Le suivi des animaux en rééducation fonctionnelle est primordial. L’importance de la mobilité et remise en mouvement est la pierre angulaire de la rééducation. Il n’est pas étonnant que les objets connectés soient ciblés sur les mesures de déplacements…Vincent Pirson, après un internat au CHV Frégis, se spécialise en chirurgie à Oniris Nantes, puis en rééducation fonctionnelle (CCRP Tennessee). Membre du GEREP, il est consultant en chirurgie et responsable du service de rééducation fonctionnelle dans un centre de référé à Nancy.

11h15 – 11h30 : Téléradiologie Vétérinaire –P. Barthez

Pratique incontournable pour beaucoup de cliniques et de radiologues vétérinaires, l’interprétation à distance d’examens d’imagerie (téléradiologie) s’est développée ces 20 dernières années grâce à la numérisation et au développement d’Internet.Paul Barthez, Alfort 84, spécialiste en Imagerie Médicale, DipACVR et ECVDI, ancien maitre de conférence à l’ENVLyon et ancien professeur à l’Université d’Utrecht, est fondateur de VEDIM, société de téléradiologie vétérinaire.

11h30 – 11h45 :Télémédecine Vétérinaire : mise en œuvre d’un outil puissantB. Grisell

Veterinary telemedicine is beneficial for the practitioner, who can virtually assess any animal at anytime and from anywhere. It is also decidedly advantageous for animal owners, who feel as though they are constantly connected to their veterinary practice…Bob Grisel has operated The Atlanta Equine Clinic for more than 20 years. Since 2013, Bob and his staff have been contributing to the development a specialized veterinary telehealth platform that facilitates the effective, ethical and legal practice of veterinary telemedicine.

11h45 – 12h00 : La donnée dans le monde vétérinaire, un défi juridique mais une opportunité éthique – M. Jobez

Dans le cadre de la révolution numérique qui transforme notre société, la donnée correspond à ce nouvel or noir tant convoité. Mais qui en est le propriétaire ? Quels sont les droits et les devoirs inhérents ?Marc Jobez, DV, certificat IFA-Sciences Po, est directeur opérationnel Bourgelat-Vetocom. Il a exercé en médecine canine, a été associé d’un service d’urgence à domicile, membre fondateur d’un service de régulation vétérinaire, DSI (Téléphonie, ERP, Front et Back) et administrateur LCV.

12h00 – 12h15 : Datascience et aide au diagnostic – F. Noël

Quand mathématiques algorithmiques, méthodes statistiques et ingénierie informatique rencontrent la complexité de la médecine vétérinaire, c’est le praticien qui voit s’ouvrir devant lui et pour lui la voie du Vétérinaire Augmenté…Franck Noël, Lyon 2001, a exploré en profondeur le domaine passionnant des statistiques et de la data science. Fort des connaissances accumulées et des compétences acquises, il exerce maintenant en qualité de Vétérinaire DataScientist chez PRONOZIA.

12h15 – 12h30 : L’Intelligence Artificielle au service de l’analyse du signal médical – F. Bagaïni

Le traitement du signal médical, depuis l’ECG jusqu’à l’image, en passant par les rapports écrits permet d’automatiser des tâches répétitives, mais aussi d’enrichir les connaissances cliniques. Ce parcours initiatique présentera des exemples concrets.Vétérinaire praticien, François Bagaïni a exploré la bio-informatique avant de suivre un cursus de data engineer à CentraleSupélec pour devenir consultant en data-science. Il poursuit actuellement une spécialisation en deep learning et officie au sein du think tank Vetin Tech.

12h30 – 12h45 : Détection automatique des bronchopneumonies infectieuses et stratégie antibiotique : approche par simulation basée sur l’Intelligence Artificielle – S. Assié

Le monitoring (thermobolus) permet une meilleure détection des bronchopneumonies infectieuses des bovins mais peut inciter à plus de traitements antibiotiques. Par simulation, basée sur l’IA (logiciel EMULSION), nous avons évalué différentes stratégies de traitements antibiotiques.
Sébastien Assié, Maître de conférences à Oniris, DVM, PhD, Dip. ECBHM, responsable de la clinique bovine d’Oniris, réalise des recherches en épidémiologie des maladies respiratoires des bovins.

12h45 – 13h00 : Objets connectés en filière volaille : des bénéfices à retirer – H. Esquiral

Présentation de l’élevage de précision en aviculture et intérêt des objets connectés et outils utilisables au bénéfice du suivi des volailles et des palmipèdes, du suivi des performances de l’élevage et de l’évaluation du bien-être des animaux.Hélène Esqurial, vétérinaire, exerce au sein du cabinet SOCSA (activité avicole exclusive) dans les Landes, avec deux autres vétérinaires. Ce cabinet conseille et assure le suivi quotidien des élevages de volailles et de palmipèdes du Sud-Ouest.

13h00 – 14:00 : Echanges autour des buffets – Espace Rencontres

14h00 – 14h20 : L’intérêt de la simulation numérique pour la formation en santé animale – J. Leleu

Déjà largement utilisées pour la formation en santé humaine, la Réalité Virtuelle et la Simulation Numérique offrent de belles perspectives en matière pédagogique pour la formation en santé animale.
Jérôme Leleu est président de French Tech Bordeaux, président adjoint du Comité de Service Cap Digital, membre du Réseau BpiFrance Excellence et coordinateur général de SmartSanté du Village Francophone au CES 2019 de Las Vegas.

14h25 – 14h45 : Comment l’Intelligence Artificielle se met au service de la santé – A. André

L’ère de l’Intelligence Artificielle n’en est qu’à ses débuts mais fait déjà ses preuves dans la médecine de diagnostic, à commencer par l’imagerie médicale, l’ophtalmologie et la dermatologie…Arthur André est neurochirurgien, spécialisé en chirurgie mini-invasive. CEO et co-fondateur de la start-up CitizenDoc qui travaille sur les applications de l’Intelligence artificielle en santé, il est l’auteur du livre « Digital Medicine ».

14h45 – 14h50 : Présentation vision de la e-santé vétérinaire partenaire Big Data

14h50 – 15h00 : Pause – Espace Rencontres

15h00 – 16h45 : Présentation et démonstration en 15 mn de solutions et/ou matériels de médecine vétérinaire connectée.

Plus d’informations et inscriptions sur le site de l’événement